Informations économiques sur la France
L'organisation économique de la France est de type capitaliste avec une intervention étatique relativement forte depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, bien que celle-ci soit remise en cause depuis les années 1980. L'économie française est principalement une économie de services. En 2009, la France est la 5e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et devant le Royaume-Uni. En 2009, la valeur de son Produit intérieur brut (PIB) est de 2 675,9 milliards d'euros et se classe au 38e rang pour le PIB par habitant en taux de change nominal.

L'économie française est principalement une économie de services : le secteur tertiaire occupe 77,6% de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représente plus que 2 %, et le secteur secondaire (essentiellement l'industrie) 20,4% en 1999. L'économie française est une économie de plus en plus ouverte, occupant une place importante dans les échanges commerciaux internationaux. La France est le 5e pays pour ses exportations et le 6e pour ses importations. En 2006, les exportations représentent 26 % du PIB et les importations 27%. La balance commerciale (biens et services) est devenue déficitaire en 2004, et ce déficit s'est accru en 2005 et 2006. Le taux de chômage reste plus élevé que la moyenne des autres pays développés à 9,5%. Le taux d'emploi (63,8% en 2006), proche de la moyenne européenne (64,8%), est plus faible que celui de l'UE-15 (66,2%), et de la moyenne des pays développés, en particulier pour les seniors, les moins de 30 ans, et les personnes faiblement qualifiées. La France fait partie des pays fondateurs de l'Union européenne et de la zone euro. Au coeur d'une zone économiquement très développée, son économie a bénéficié de la mise en place du marché commun européen. L'intervention de l'État dans l'économie est traditionnellement importante. Le niveau de dépenses publiques et donc d'imposition est parmi les plus élevés au monde.

La France, comme nombre de pays, a été affectée par la crise économique mondiale de 2008. Toutefois, la France a mieux résisté à cette crise que les autres pays industrialisés : le PIB s'est par exemple contracté en moyenne de 4% dans la zone euro en 2009, contre seulement 2,2% pour la France. Cette bonne résistance est liée à son système de protection sociale qui par les transferts qu'il organise (47% du Revenu disponible brut des ménages en 2007) la dote de forts stabilisateurs économiques. Toutefois ses stabilisateurs peuvent aussi peser sur la reprise ce qui, à l'automne 2010, causait une certaine inquiétude.
Les différents secteurs d'activité


AGRICULTURE ET AGRO-ALIMENTAIRE
La France a connu, comme d'autres pays industrialisés, des phénomènes d'exode rural et de chute de l'emploi agricole ; ce dernier reste plus important que dans les autres pays d'Europe occidentale : l'agriculture employait 3% des actifs en 2006, contre 2,5% en Allemagne et 1,3% au Royaume-Uni. L'agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du 20e siècle, notamment grâce à la politique agricole commune.

La France compte 520 000 exploitations de 51 hectares en moyenne en 2006, faisant d'elle la 1ère puissance agricole européenne. La spécialisation régionale de la France par type de production s'accentue, et les produits agricoles français sont souvent protégés par des appellations d'origine contrôlée, délimitant un terroir agricole. La France est le premier producteur de vin au monde, malgré la concurrence récente des vins des « nouveaux mondes » ; elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux de céréales, de sucre, de produits laitiers et de viande bovine. Plus de 80 % des produits exportés ont été transformés par une des 1ères filières agroalimentaires au monde. Néanmoins, dans les années 2000, l'agriculture française fait face à des difficultés liées à la surproduction, à la pollution qu'elle suscite et à des revenus très inégaux entre les exploitants. De même, la pêche apparaît comme un secteur en crise.

INDUSTRIE
La France est une des principales puissances industrielles mondiales. Malgré la tertiarisation de l'économie française, les entreprises industrielles représentaient 71,4% du PIB et 79% des exportations françaises en 2006. Son industrie est caractérisée par des évolutions contrastées : à côté d'industries modernes et dynamiques, qui font de la France un des leaders mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agro-alimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe, etc.), de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie, etc.) voient leurs effectifs et leurs chiffres d'affaires chuter, obligeant des régions entières (Nord-Pas-de-Calais et Lorraine notamment) à une douloureuse reconversion. À la décentralisation industrielle des années 1960, qui a permis le développement de nombreuses villes de l'ouest et du sud du pays, a succédé une période de croissance faible de la production industrielle, qui s'explique parfois par des délocalisations vers des pays à la main d'oeuvre peu onéreuse. Mais si la production se fait de plus en plus souvent à l'étranger, les entreprises françaises restent prédominantes dans de nombreux domaines. Certaines occupent la première place du marché mondial dans leur domaine (par exemple Areva dans la construction de centrales nucléaires, Danone dans les produits laitiers, L'Oréal dans les cosmétiques ou Michelin dans les pneumatiques).

ÉNERGIE
Après la disparition complète de la production française de charbon en 2005, le pétrole, le gaz et surtout l'électricité sont les principales énergies consommées en France. Si la France ne produit plus de pétrole brut que de façon marginale, les 13 raffineries implantées sur le territoire permettent de satisfaire plus de 90% de la demande nationale. Le groupe français Total, qui possède des concessions dans le monde entier, est la 6e entreprise mondiale et la 5e du secteur. La part du gaz dans la consommation énergétique française a fortement augmenté depuis les années 1970, mais il s'agit à 97% de gaz importé, notamment de Russie, d'Algérie et de la mer du Nord. En revanche, la France produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme, notamment grâce à 59 réacteurs nucléaires (le 2e parc mondial après le parc américain) qui produisaient en 2008 plus de 76% de l'électricité du pays, mais dont le bilan environnemental est l'objet de débats. Quant aux énergies renouvelables, leur part dans la production électrique française augmente et s'établit en 2008 à plus de 13%, en grande partie grâce à l'hydroélectrique.

COMMERCE ET ARTISANAT
Depuis les années 1970, le secteur du commerce a été bouleversé par l'irruption de la grande distribution, qui représente les deux tiers des dépenses alimentaires des Français en 2008. Par conséquent, de nombreux petits commerces ont disparu, même si l'on assiste en 2009 à une timide reprise, notamment dans les centres-villes. La puissance de quelques grandes entreprises de la grande distribution - Carrefour par exemple est le 2e groupe mondial du secteur - leur permet d'imposer, dans une certaine mesure, des prix bas aux producteurs. Malgré la concurrence des entreprises industrielles, l'artisanat de son côté est parvenu à conserver une place importante dans l'économie française.

TOURISME
La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers, mais seulement le 3e pays au monde pour les recettes liées au tourisme international. Le secteur du tourisme représentait en 2005 894 000 emplois directs, et au moins autant d'emplois indirects. Plus de 1,3 milliards de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du pays. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s'agit tout à la fois d'un tourisme culturel (notamment à Paris), balnéaire (notamment sur la Côte d'Azur), naturel, d'affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourisme), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d'attractions le plus fréquenté d'Europe) et de sports d'hiver (dans les Alpes du Nord notamment). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité situés en Île-de-France (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles, etc.) ; quelques sites de province attirent néanmoins un tourisme nombreux, comme les châteaux de la Loire, le Mont-Saint-Michel ou le parc du Futoroscope.

RECHERCHE
La France consacre une part moyennement élevée de son PIB à la recherche et développement (2,02% en 2009), mais ces dépenses sont davantage financées par le secteur public (41% en 2008) et consacrées à la recherche fondamentale que dans les autres pays de l'Union européenne et a fortiori de l'OCDE. Si la recherche française est à l'origine de nombreuses découvertes et a été récompensée à de multiples reprises, le nombre de brevets déposés par des entreprises françaises est relativement faible, d'autant que les relations entre les entreprises privées et la recherche publique sont souvent jugées médiocres. La plupart des chercheurs travaillent dans des centres de recherche publics, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Depuis 2002, la plupart de ces centres de recherche sont organisés en réseaux avec des universités et des entreprises, pour former des pôles de compétitivité (71 en 2007).

FINANCE ET ASSURANCE
Le secteur bancaire français a longtemps été caractérisé par sa faible concentration, par la ferme réglementation qui l'encadrait et par la part importante du secteur public, mais cette situation a changé au cours des années 1990 et 2000. Les banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se placent respectivement aux 4e, 9e et 10e places mondiales du secteur en 2009. Le secteur des assurances occupe également une place importante dans l'économie française, AXA étant la première compagnie d'assurance européenne. La bourse de Paris, filiale d'Euronext depuis 2000, est le marché officiel des actions en France. L'indice CAC 40, qui regroupe les cours de 40 actions parmi les plus échangées, représentait une capitalisation totale de plus de 1 000 milliards d'euros fin 2009.
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